Cannes, mai 2011. Le festival bat son plein. Alors que Lars von Trier exprime son empathie pour Hitler et provoque une polémique, alors que le très discret Terrence Malick remporte une palme d'or contestée pour son Tree of Life, deux films français font l'unanimité auprès des festivaliers. The Artist, film muet et en noir et blanc, fait figure d'OVNI à l'heure de la 3D et des effets numériques. Cela valorise-t-il le jeu d'acteur ? Jean Dujardin, en recevant le prix d'interprétation masculine, semble le confirmer.
Et puis il y a Polisse, de Maïwenn. sur la Brigade de Protection des Mineurs, avec une pléïade d'acteurs : Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Karin Viard, Emmanuelle Bercot, Sandrine Kiberlain, Audrey Lamy et surtout Joeystarr.
Apparement, l'oeuvre est à la hauteur des espérances et reçoit le prix du jury.
En regardant la bande-annonce de ces deux films, je n'ai qu'une seule envie : les voir.
Nancy, octobre 2011. The Artist et Polisse sortent sur les écrans à une semaine d'intervalle. Il faut croire que le mois d'octobre inspire les exploitants : Drive, Poulet aux prunes, Les Marches du pouvoir de et avec Georges Clooney, Tintin et le Secret de la Licorne by Spielberg, Beur sur la ville (non je blague)... Je ne sais plus où donner de la tête.
Pour l'instant je décide de m'en tenir à mes deux choix cannois. Reste à savoir lequel j'irai voir en premier. La chronologie voudrait que je commence par The Artist, et j'avais déjà un article en préparation. Comme j'entends de mauvaises critique alors que le film de Maïwenn remporte tous les suffrages, et comme je suis très influençable et pas logique du tout, je commence par Polisse.
Le réalisme du film est la première chose qui m'a frappée. Le spectateur est plongé dans le quotidien de cette brigade, à l'instar de Maïwenn qui incarne une photographe chargée de faire un livre de clichés pour le ministère de l'Intérieur. Entre les affaires de pédophilie, les descentes dans les camps roumains, la sexualité déviante des adolescents, les interrogatoires de parents irresponsables et de ceux qui se croient au-dessus des lois, les personnages sont confrontés à une réalité plus que difficile. Au point que certains prennent ces affaires très à coeur. Au point que leur vie privée en pâtit. On est bien loin des enquêtes édulcorées de Julie Lescaut...
Aucun artifice dans le jeu des acteurs : malgré la tension permanente et les disputes violentes, une réélle complicité lie les membres de la brigade qui se marrent du meilleur comme du pire (un fou rire est d'ailleurs mémorable) Grâce à eux, la police a un visage humain. S'ils sont tous excellents, c'est Joeystarr qui m'a le plus impressionnée. Pour quelqu'un qui a eu des démêlés avec la justice, incarner un policier est un beau paradoxe, et il le fait avec brio.
Une belle réussite de Maïwenn, qui la conduira sans nul doute vers les Césars.
Nancy Jazz Pulsation... Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le festival n'est pas uniquement consacré au jazz. Comme je l'avais laissé entendre dans le dernier post, la programmation est très éclectique.
Ainsi, en seulement trois concert, j'ai pu découvrir des groupes de rock, applaudir le coup coeur soul de cet été ou écouter les talents de la nouvelle scène française.
Malheureusement je n'ai pas de vidéo personnelle ou "empruntée" au site des NJP pour vous montrer les différentes prestations, mais j'en ai pioché sur Youtube qui sont représentatives de ce que l'on a pu voir.
Dimanche 09 octobre : La Pépinière en fête
Ou comment la traditionnelle balade dominicale au parc de la Pépinière est animée par les fanfares, les orchestres ambulants et diverses compagnies, surprenant les badauds dans leurs rêveries et les bébés dans leur sommeil alors que le froid et la pluie succèdent à l'été indien de la semaine précédente.
Même si mon but premier est d'assister à un concert gratuit au chapiteau, je m'arrête moi aussi écouter les musiciens à côté de la structure, le temps que le groupe hollandais Dewolff fasse ses balances. Je reviens juste à temps pour leur entrée sur scène. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre lorque je vois deux ados blondinets et leur pote barbu, genre hipster. Un groupe pour midinettes ? Les fistons des Beach Boys? Que nenni ! Et c'est là que la maxime populaire "l'habit ne fait pas le moine" prend tout son sens... Parce que les frères Van de Poehl (Pablo au chant et à la guitare, Luka à la batterie) et Robin Piso au clavier nous jouent du rock pur et dur. Du blues rock psychédélique électrisant pour être plus exacte. Une musique inclassable donc, même si on peut se risquer à citer les Doors et Pink Floys parmi leurs références.
Et pour le coup j'ai eu du mal à entrer dans leur univers, moi qui m'attendait à une musique édulcorée et mielleuse au début. Mais j'ai été très vite gagnée par leur enthousiasme, ravie de les voir autant se déchaîner. C'est assurément une des bonnes surprises du festival.
Mardi 11 octobre : Arnaud Fleurent-Didier et Alex Beaupain au Hublot
Quelques semaines auparavant, une amie a posté une annonce sur Facebook, cherchant des compagnons de concert pour Arnaud Fleurent-Didier (que j'abrègerai en AFD) et Alex Beaupain. A priori, je n'y serais pas allée puisque ce sont des artistes que je ne connaîs pas trop. Mais comme souvent, ma curiosité l'a emporté et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés avec quelques amis devant la scène du Hublot.
Deux choses ont conforté mon choix :
1) Toujours par curiosité, j'ai écouté le dernier album d'AFD La Reproduction et j'ai beaucoup apprécié les textes de ces chansons, abordant les discussions entre parents et enfants (les magnifiques France Culture et Si on ne se dit pas tout) et entre enfants et grands-parents (les entêtantes Mémé 68 et Pépé 44) tout en étant un chouïa sentimental (la rigolote Je vais au cinéma). J'ai aimé aussi sa voix si particulière, et sa musique pop, tantôt douce, tantôt entraînante.
2) Depuis dimanche, je me méfie beaucoup des a priori. Du coup, j'ai voulu voir Alex Beaupain en étant totalement néophyte. Peine à moitié perdue, puisque je n'ai entendu que des éloges à son égard, tant pour les BO des films de Christophe Honoré (Les Chansons d'Amour et les Biens-Aimés) que pour ses albums.
Le verdict ? J'ai adoré ! AFD est passé en premier, utilisant la scène comme un laboratoire pour divers rythmes et sonorités qui différaient de l'album mais s'y donnant à fond. Sur un écran, des images défilent de temps en temps à la manière d'une route. Le discours de Dominique de Villepin à l'ONU sert même de toile de fond à une de ses chansons. Dommage, Arnaud ne communique pas trop avec le public... qui s'éclate quand même.
La révélation ce soir-là fut Alex Beaupain. De belles chansons donc, très mélancoliques, avec une mention spéciale pour Parc de la Pépinière, l'occasion d'apprendre que le chanteur a vêcu un an à Nancy. Mais la tristesse de ces compositions contrastent fortement avec son humour pince-sans-rire et son sens de l'autodérision qui ont définitivement conquis le public. La preuve : "Je vais maintenant reprendre une chanson, comme ça il y en a au moins une que vous connaîtrez..." en parlant de Pull marine, interprétée par Isabelle Adjani. En sortant de là, je me suis dit qu'il fallait absolument que j'écoute ses albums et plus urgent encore, que je vois les films de Christophe Honoré...
Vendredi 14 octobre : Imany, Charles Bradley & the Menahan Street Band et Ibrahim Maalouf au chapiteau de la Pépinière
Concert un peu spécial que ce soir-là puisque j'y allais avec ma soeur, grande fan d'Imany depuis la sortie de son album The shape of a broken heart. Il est indéniable que sa voix grave est exceptionnelle et que ses mélodies folk et soul le sont tout autant, pourtant je n'ai pas accroché à l'écoute de son opus.
Mais dès qu'elle avait commencé à chanter ce soir-là, j'ai ressenti quelques frissons... Il faut aussi saluer son courage pour s'être attaqué au monument Bohemian Rhapsody de Queen revisité dans un esprit soul, ce qui donne une version splendide...
Là aussi, une belle communion avec le public, qu'elle charrie gentillement (en gros, si on a pas le groove à Nancy comme à Marseille, c'est la honte, il faut donc que les spectateurs tapent en rythme dans leurs mains) et qu'elle charme à chaque chanson.
Source: site des Nancy Jazz Pulsations
Et puis il y eut Charles Bradley. Vous voyez James Brown ? C'est exactement pareil, mais en beaucoup moins bien. J'avoue, au début, j'étais amusée sa prestation, sa voix rocailleuse, la musique funk, ses jeux avec le micro (et que je te le jette par terre, et que je te le relève, et que je me mets à genoux)... Mais à la longue, ses hurlements, ses déhanchés plus que suggestifs et surtout, cette magnifique veste rouge ouverte sur un ventre bien rebondi ont frisé le ridicule. Ma soeur a employé le terme de "supplice" pour qualifier sa performance. Et chose qui nous a choqué toutes les deux, nulle complicité avec les musiciens de The Menahan Street Band qu'il n'a pas pris la peine de présenter à la fin (alors qu'ils ont bien préparé son entrée à lui et l'ont annoncé), contrairement à tous les artistes suscités.
Monsieur Bradley, 63 ans est donc un show-man, ce qui est tout à son honneur, mais il n'arrive pas à la cheville des illustres James Brown ou Mickael Jackson.
Source: site des Nancy Jazz Pulsations
Nous sommes parties avant la prestation d'Ibrahim Maalouf, trompettiste de son état, c'est pourquoi je n'en parlerai pas, bien que je le regrette un peu.
J'ai été donc enchantée de ce festival, riche en découvertes que je me dois maintenant d'écouter (médiathèque et Deezer -quand ça marche- à la rescousse), en espérant pouvoir y retourner l'an prochain...
J'adore assister à des concerts. Voir les artistes se déchaîner sur scène, sauter dans la fosse, jouer avec le public, le faire chanter, danser, bouger, sauter dans tous les sens est un véritable plaisir.
Autant les live permettent de "rencontrer" ses groupes préférés, autant ils font découvrir de nouveaux talents.
C'est ainsi que lors de la Nuit Blanche messine, mon amie et moi nous nous sommes arrêtées sur la Place Saint Louis pour écouter de la musique qui sortait d'un gros cube blanc nommé Apark.
L'oeuvre de lagencevoid abritait le groupe Sourya que tout le monde pouvait voir en transparence et grâce à des images retransmise sur la façade du cube.
Par contre, le groupe était complètement dérouté parce qu'il ne voyait pas les spectateurs ! Mais cela ne l'a pas empêcher de s'éclater et de faire danser le public.
Sourya est donc devenu mon gros coup de coeur musical du moment, moi qui ne suis pas une fan absolue de l'électro. En fait, il ne s'agit pas ici d'éléctro pure, plutôt de l'électro-rock ou de l'éléctro-pop selon les sources. Formé dans la banlieue parisienne en 2005, Sourya est composé de Sourya Voravong (chant, guitare, clavier, programmation), Julien Coulon (clavier, programmation, guitare), Rudy Phounpadith (basse, clavier) et Arnaud Colinart (batterie, percussion). Après la sortie de quelques singles en anglais les années suivantes, le premier album, Dawdlewalk, atterrit dans les bacs en 2009.
La presse anglosaxonne est dithyrambique, et un morceau du tube Anatomy Domine devient le jingle de l'arrivée de Charlotte le Bon, la miss météo du Grand Journal de Canal + . Plus branché, tu meurs.
Il faut dire aussi que Sourya a très bien su s'entourer : Alan McGee, ancien producteur d'Oasis et ancien manager de The Libertines, ne cesse de vanter leurs mérites. Jean-Paul Gonnod, qui a travaillé avec Cassius, Dr Dre et Phoenix, a contribué à la réalisation de Dawdlewalk.
Le clip est tout aussi génial que la chanson...
Pour le jingle de Charlotte, c'est de 1:57 à 2:27
Et un p'tit bonus, parce qu'en accoustique, c'est pas mal non plus !
Et si vous alliez faire un petit tour sur leur MySpace ?
En parlant de live, les Nancéiens ne sont pas sans savoir que leur ville est en effervescence ! Les Nancy Jazz Pulsation (NJP) se sont installées jusqu'au 15 octobre. Avec du beau monde : Catherine Ringer, Charles Lloyd, les Têtes Raides, les Brigitte (mais leur concert est archi-complet depuis belle lurette...), The Do, Cascadeur, Kid Creole & The Coconuts, Renan Luce et j'en passe...
Un petit post hyper rapide pour vous informer des prochains événements nocturnes dans vos villes (lorraines).
A Nancy tout d'abord, les étudiants ont leur soirée mercredi et jeudi soir, de 19h à 23h.
Les Nocturnes étudiantes proposent de nombreuses animations Place Carrière, avec des stands d'associations et de partenaires de l'événement, ainsi que des concerts.
C'est aussi l'occasion de se rendre gratuitement au Musée Lorrain et au Muséum Aquarium de Nancy pour les découvrir de nuit...
Et n'oublions pas la RandoCampus, dont le départ est prévu à 19h place Carrière.
Attention, les musées et la rando n'auront lieu que le mercredi.
A Metz ensuite, rendez-vous vendredi pour la 4ème Nuit Blanche ! Au programme de cette manifestation dédiée à l'art contemporain, des installations, des performances dans toute la ville de Metz sur le thème de l'utopie urbaine.
Vous pourrez admirer un arc-en-ciel à la chapelle des Trinitaires, jouer à la kermesse de l'école Saint-Eustache, visonner une oeuvre vidéo sur le parking Mazelle, écouter des concerts place Saint-Louis et même déguster le quartier de l'Outre-Seille !
De passage à la médiathèque sur le site de la Manufacture, je me suis arrêtée devant une exposition consacrée à un personnage emblématique de la France du XIXème siècle.
Félix Tournachon dit Nadar (1820-1910) est mondialement connu pour avoir photographié ses contemporains et amis dont Victor Hugo (même sur son lit de mort !), Georges Sand, Charles Baudelaire, Jacques Offenbach, Claude Monet et la sublimissime Sarah Bernardt.
De gauche à droite: Georges Sand, Claude Monet et Sarah Bernardt
Mais Nadar ne s'est pas contenté de tirer le portrait des pipôles du XIXème siècle : il a également révolutionné la photographie. Il est l'inventeur de divers appareils et procédés facilitant les prises de vue dans n'importe quel endroit : sur/sous terre, dans les airs ou dans les fonds marins. Il a pu ainsi révéler au grand public un Paris insolite en photographiant les catacombes et les égoûts.
Passionné par les aérostats (les ballons), il en fait fabriquer pour mener à bien ses expéditions qui lui permettent de développer la photographie aérienne qui a un énorme succès. Les aérostats vont se transformer en aéropostaux lors de la guerre de 1870 : Nadar les utilise pour acheminer le courrier entre Paris assiégé par les Prusses et le reste du territoire.
A la fois admiré par le public et décrié par certains journalistes, Nadar connaît de sérieux concurrents dans sa propre famille: son frère Adrien qu'il avait lancé dans la photographie et son fils Paul. Tous deux vont usurper son nom, ce qui donne lieu au premier procès sur la propriété intellectuelle d'un pseudonyme,* que Nadar-le-vrai va gagner (les deux autres vont s'appeler respectivement "Nadar le jeune" et "Nadar fils").
Pour autant, Paul suivra dignement les traces de son père puisqu'il devient un grand photographe et un grand voyageur qui atteint l'Asie en ballon.
Ceci n'est qu'un petit résumé de la vie de Nadar, avec des éléments qui m'ont étonnée tout au long de la visite. Je n'ai pas parlé des autres facettes de ce personnage au combien passionnant. révélées par les documents variés issus du fonds du Centre image Lorraine: le journaliste, l'écrivain, le caricaturiste...
Une exposition très intéressante et bien documentée mais sans être trop chargée, avec un petit bémol : il faut lever la tête pour lire les kakémonos ( kakékoi ??? Ce sont des panneaux suspendus. Comme ça, vous vous coucherez moins bête ce soir :p), ce qui n'est pas très pratique quand on a un torticolis (ce qui n'est pas mon cas) ou quand on est myope (ce qui est mon cas, mais je me soigne).
Et bonne nouvelle : du fait de mon passage au Livre sur la place, j'ai pu avoir un abonnement gratuit pour trois mois à la médiathèque ! Faites sauter les bouchons de champagne ! Pas de méprise, ce n'est pas parce que je suis une blogueuse influente (ce qui m'arrivera dans genre... 1000 ans ?) qu'on m'offre cet immense privilège, mais la médiathèque avait un stand au salon et les charmantes dames arrêtaient tous les Nancéiens de passage pour leur proposer cette formule découverte, ce qui est une excellente initiative.
J'ai pu faire faire ma carte aujourd'hui et arpenter les quatre étages du site de la Manufacture.
Impressionnée par le nombre de rayonnages, je n'ai pas arrêté de piétiner avant de savoir ce que je voulais.
Et quand je le savais, je ne le trouvais pas ("Mais où c'est qu'ils ont mis Miossec b****l de m***e !!!" " Et Norah Jones ils l'ont rangée où? " "Mais y a pas de Tim Burton ou bien?").
Bref, je dois encore me familiariser avec les ragements et les catégories, mais je m'en suis quand même sortie avec Zulawski, Xavier Beauvois (attendez-vous à une critique cinéma! Ou pas...), Beyoncé **, Charles Lloyd, Quincy Jones, Aragon...
Du beau monde en somme!
"Nadar" du 13 septembre au 14 octobre 2011, Bibliothèque-médiathèque de Nancy, site de la Manufacture, 10 rue du baron Louis. Plus de renseignements sur le site de la ville de Nancy : http://www1.nancy.fr/culturelle/mediatheque/presentation.html
* (spéciale cassdédi à mes amis juristes!)
** que je considère comme une grande artiste malgré son interprétation de Vois sur ton chemin...
Si vous ne vivez pas au fin fond d'une grotte en Alaska ou dans une yourte en Mongolie complètement coupé du monde, vous avez forcément entendu parlé de la série Glee, ne serait-ce qu'une fois cette année.
Comme d'hab, alors que tout le monde se précipite sur les plateformes de téléchargement pour avoir deux saisons d'avance (et améliorer la pratique de la langue de Shakespeare) moi je découvre la série avec trois plombes de retard, en DVD en général (et oui, je suis archaïque vintage que voulez-vous... Et heureusement que mon magnétoscope ne marche plus, parce que je serai très capable de les regarder en VHS).
Alors, pourquoi cette série est-elle un phénomène mondial moulte fois récompensée?
L'histoire est pourtant simple: Will Schuester, le prof d'espagnol d'un lycée de McKinley reprend la direction de la chorale du lycée, le Glee club, après le renvoi de son ancien dirigeant.
Un énième remake des Choristes franchouillardsme direz-vous*.
Sauf que. Les personnages de la série ont des profils très diférents: une diva insupportable mais ultra talentueuse, un joueur de foot américain pas très malin, une jeune black à la Aretha Franklin (à savoir avec une voix qui vous colle des frissons), un handicapé rockeur, une asiatique bègue et un gay, qui est pour moi un des personnages les plus émouvants.
Oui, il s'agit un peu un groupe de "minorités visibles" qui sont considérés comme des loosers par les autres et qui sont traités en tant que tel, ce qui va leur donner du fil à retordre pour se faire reconnaître.
Et c'est sans compter sur l'animosité de Sue Silvester, la coach des Cheerleaders (pom-pom girls quoi), la meilleure ennemie de Schuester, dont les répliques cinglantes font concurrence avec celles du Dr House.
L'intrigue pourrait très vite lasser (A est amoureuse de B, qui lui n'a que d'yeux pour C qui hésite entre B et D alors que E serait la fille de...) (encore que, midinette comme je suis, je serai capable de la suivre que pour çà!), mais la série a un atout de taille.
En effet, elle reprend et remet au goût du jour de nombreux standards...
... mais aussi des chansons beaucoup plus actuelles:
(Bad Romance de Lady Gaga, rien que ça!)
Et c'est sans compter l'apparition de guest tels que Josh Groban, Eve ou Olivia Newton-John... Et Gwyneth Paltrow ou Britney Spears dans la saison 2 qui sera diffusée en 2012 sur W9.
Peut-être en voulez-vous un avant-goût...
* Je vous rappelle que les choristes ont quand même chanté avec Beyoncé aux Oscars. Si çà c'est pas glamour... (oui bon, l'interprétation est plus que pas terrible, mais quand même!)
L'envie me prend aujourd'hui de vous parler d'une fille que je suis depuis pas mal de temps (à prendre au sens figuré, évidemment!) qui est Pénélope Bagieu.
Peut-être au hasard de vos déambulations googlesques êtes-vous tombés sur son blog, Ma vie est tout à fait fascinante, et avez-vous pu suivre les tribulations de cette jeune illustratrice parisienne qui nous ressemble un peu, beaucoup, passionnément!
(ne me dites pas que vous ne vous reconnaissez pas, je ne vous croirai pas...)
Ou peut-être avez-vous feuilleté un des albums de la série Joséphine, qui relate les (més)aventures d'une trentenaire célibataire en quête de l'homme de sa vie (toute ressemblance avec une certaine Bridget Jones est purement fortuite).
A moins que vous ayez dévoré Cadavre exquis, où une jeune fille banale rencontre un écrivain à succès qui ne sort jamais de chez lui...
Bref, vous l'aurez compris, Pénélope ne reste pas cantonnée dans un seul registre, ni même dans un seul domaine... Elle illustre également les couvertures de roman, les campagnes publicitaires et a même sorti une ligne de lingerie chez Etam!
Et pour l'année à venir, les projets ne manquent pas: la demoiselle s'apprête à sortir un nouvel album chez Delcourt, et il se murmure que Joséphine serait en cours d'adaptation au cinéma. A bon entendeur...
Psssst... Oui je sais, çà n'a rien à voir ou presque, mais il y a bientôt le Livre sur la Place à Nancy, le week end du 16 au 18 septembre...
Cest l'occasion de demander des dédicaces à vos écrivains favoris et de participer aux multiples manifestations autour du livre! Pour le programme, c'estici
Et ce week end est décidément chargé, puisqu'ont lieu les Journées Européennes du Patrimoine. Partez à la découverte des musées, lieux de cultes, châteaux et autres monuments près de chez vous, et gratuitement!